MA PLUME

Ce soleil me leva au bord de la mer
Assis sur mon rocher, sur les rebords de la terre
J’étalais ma vie au gré de la poésie
Au gré de sa mélodie et de toute sa symphonie

 C’est à cet instant que j’aperçus au loin le « S » du mot Slam
Ce rythme acapéla me sourit et me caressa l’âme

Et c’est depuis que j’ai piqué le virus de l’anaphore et de la métaphore
A tel point que je ne reconnais plus les temps morts et les temps forts

Et pourtant, j’ai jamais rêvé d’écrire, ni en prose, ni en vers
Mais c’est à croire que ma muse était toute en verre

J’y voyais tellement clair que je ne puis me taire
Il fallait que je gratte des vers pour me calmer les nerfs
Mais ne croyez pas que je sache tout ce que j’écris
Tout ce que je sais, c’est que mon envie n’a jamais fléchi

Ce premier texte m’a couté une centaine de brouillons
C’est pourquoi depuis, je n’écris qu’avec le crayon
Je me suis senti noyé dans un océan de lettres
Et puis j’ai ressuscité poétique, entrain de peindre

C’est comme si j’ai été choisi parmi les êtres
Moi qui n’ai jamais pu conjuguer ce verbe être

Je me suis mis à gratter comme si on m’avait dicté
Cette gymnastique intellectuelle que je n’ai jamais apprise
Alors c’est à croire que le secret on me l’a livré
Sur un plateau d’argent, tel un poulet braisé

Je me suis mis à griffonner comme si j’étais malade
Entrainé par la plume dans ses lyrics tornades
Dans ma vie, j’ai galéré et bourlingué rien que pour ma survie
Et puis j’ai su que la poésie était ma vraie vie

Cette spirale de vers est devenue pour moi une vraie passion
Que je consomme à jeun avec ou sans ration

Je ne cracherai certes pas sur une petite mention
Mais cela ne me sauvera pas de toute cette tension
Qui m’assaille où que je sois, telle une mission
Mais je l’accomplirai certes selon ma vision, ma croyance des valeurs et des vertus
De justesse pour une justice, quel que soit la saison

 Alors si ma plume crie, c’est que j’écris avec le sang cru de tous ces cœurs meurtris

Mais si ma plume pleure, c’est que j’ai peur, que ce peuple qui souffre finalement ne se meurt

Mais si ma plume te sourit, c’est que j’ai vu, le sourire d’un enfant qui vit qui joue et qui s’instruit

Par la force de la plume, nous combattrons les conflits et les guerres
Pour que règne la paix dans les cœurs et partout sur terre
Nous penserons à tous ces êtres détenus dans les couloirs du silence
Mais aussi à toutes ces âmes clouées sur les lits de souffrance
Une pensée religieuse à tous ces enfants en errance
Que la vie, d’emblée n’a pas installés dans l’aisance
Enfin, nous prierons pour tous ces êtres chers qui nous ont quittés
Mais qui, pour nos mémoires, ne sont jamais partis

C’est vrai que la vie est remplie de ragots et de clichés,
mais dans tout ce que l’on fait, i ne faut jamais tricher

Et si nous avons pu déclamer, c’est que nous sommes suffisamment armés
De courage et de mots pour faire face à toute une armée
Il suffit que la feuille se couche, pour que nos plumes accouchent
Il nous suffit de fermer les yeux pour ouvrir les cieux
Je ne dirai jamais qu’au royaume des lettres, nous sommes des dieux
Mais si tu vois une fumée, c’est qu’il y a du feu

Magique, la plume est notre potion
Alors si tu as une soif de vie, prends en une portion.

Cliquez ici pour écouter le texte.

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